Depuis deux ans déjà, le covoiturage Lila, organisé par le Département, ne cesse de grandir sur le territoire. On connaissait le site covoiturage.com, à l’échelle nationale. Pour faciliter les déplacements, le conseil général de Loire-Atlantique développe, en septembre 2009, un site internet exclusivement réservé aux trajets dans le département. « Une solution qui rencontre de plus en plus d’adeptes », se félicite Yves Daniel, vice-président du Département délégué aux mobilités.
Assurer la sécurité
Avec l’apparition de ces nouveaux modes de transport, le besoin de sécuriser les stationnements des covoitureurs se fait sentir. Parfois organisé à la va-vite, sur le bord d’un rond-point ou devant la vitrine d’un commerçant pas toujours au courant, le covoiturage sauvage avait besoin d’une structure. A ce jour, la Loire-Atlantique compte 80 aires de covoiturage sécurisées et signalées, mises en place depuis 2009. Ce mois-ci, une vingtaine d’aires ouvrent dans le département.
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Les commerces mis à contribution
Nouveauté cette année : les restaurateurs et commerces sont sollicités pour offrir quelques places de leur parking aux covoitureurs. Jean Faven, gérant du restaurant Le Relais du Tillon, à La Chapelle-Launay, est le premier en France à signer une convention de mise à disposition de son parking. « Je ne suis pas à l’initiative de cette demande, mais j’ai accepté plutôt naturellement. »

Et, bien évidemment, les covoitureurs ne seront pas contre un petit café en attendant leurs compagnons de voyage. Certaines zones commerciales offrent des places de parking également, comme à Savenay, où 16 places ont été inaugurées hier jeudi, à la station-service du Super U. « Nous avons cherché à utiliser les parkings déjà existants, plutôt que de créer d’autres dépenses. Toujours dans une démarche écologique et économique, les deux critères-phare du covoiturage », précise Yves Daniel.
Créer du lien social
Plus important encore pour les initiateurs de ce covoiturage organisé, la création du lien social. « Il s’agit aussi de redonner cette culture sociale. C’est une réponse à la tendance individualiste de notre société. Aujourd’hui, quand on prend sa voiture, il faut, et surtout dans nos petites communes, s’enquérir de sa voisine âgée, qui a peut-être besoin de faire une course. Ou encore du camarade de classe de son enfant, qui habite à deux rues. »
Deux aires de covoiturage supplémentaires ouvriront en 2012 dans la communauté de communes Loire et Sillon ; au giratoire du golfeur, à Savenay et à la Croix-Blanche, à Malville. Sur le site covoiturage.loire-atlantique.fr, on compte déjà 25 000 membres et 19 000 trajets réguliers.

